Scène principale

Solstice
d’hiver

Texte
Roland Schimmelpfennig

Traduction
Camille Luscher et Claire Stavaux

Mise en scène
Joël Beddows

Avec Marcelo Arroyo, Catherine de Léan, Gregory Hlady, Benoît Mauffette, Louise Naubert

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janvier 2022
mardi 1120 h
mercredi 1219 h
jeudi 1320 h
vendredi 1419 h
samedi 1516 h
mardi 1820 h
mercredi 1919 h
jeudi 2020 h
vendredi 2119 h
samedi 2216 h
mardi 2520 h
mercredi 2619 h
jeudi 2720 h
vendredi 2819 h
samedi 2916 h
Résumé

Un appartement nouveau bourgeois. C’est la plus longue nuit de l’année. Les mélodies de Bach et de Chopin comme ritournelles récurrentes. Sous le même toit, un couple un peu usé, leur enfant unique et la mère de la jeune femme. Les dynamiques interpersonnelles, déjà tendues, se complexifient quand un inconnu apparaît sur le pas de la porte à l’approche de Noël. L’encombrant invité aux origines obscures éveille à la fois soupçons, fantasmes et délires paranoïaques.

Simultanément, arrive Konrad, l’ami artiste-peintre, fin observateur de cette chute en enfer, aussi le sien. Dans cette famille emblématique d’un Occident plus confortable que soucieux d’assurer sa continuité, la déchéance des personnages est aussi celle d’une société et de l’art qui n’a plus de sens pour des gens qui préfèrent le mythe rassurant à l’histoire ; la consommation à la réflexion ; la fiction à la réalité.

Pour nommer le mal qui nous guette, Roland Schimmelpfennig défait et met à nu les mécanismes d’un néo-fasciste étrangement actuel. Dans Solstice d’hiver, celui-ci s’immisce en douce dans une société bien-pensante, parmi des « gens bien » et cultivés qui ne semblent pas prêts à reconnaître sa possible résurgence.

  • Une production du Groupe de la Veillée,

    en coproduction avec le Théâtre français de Toronto

  • Texte

    Roland Schimmelpfennig

  • Traduction

    Camille Luscher et Claire Stavaux

  • Mise en scène

    Joël Beddows

  • Avec

    Marcelo Arroyo, Catherine De Léan, Gregory Hlady, Benoît Mauffette, Louise Naubert

  • Dramaturgie

    Joël Beddows et William Durbau

  • Décor et accessoires

    Cédric Delorme-Bouchard

  • Lumières

    Chantal Labonté

  • Costumes

    Béatriz Arevalo

  • Environnement sonore

    Nick Di Gaetano

  • Projections

    Guillaume Saindon

  • Assistance mise en scène

    Alexandra Ghezzi

Une coproduction Montréal-Toronto
À la suite d’échanges artistiques développés depuis trois ans et de quelques laboratoires dans le cadre de Territoires de paroles, Joël Beddows, directeur artistique sortant du Théâtre français de Toronto, et Carmen Jolin, directrice du Groupe de la Veillée, concrétisent avec cette coproduction leur projet de créer des ponts entre les deux grandes métropoles culturelles.
Roland Schimmelpfennig
Né en 1967 à Göttingen (Allemagne), Roland Schimmelpfennig travaille tout d’abord comme journaliste à Istanbul, avant de commencer des études de mise en scène à l’école Otto-Falckenberg de Munich, en 1990. Ses études achevées, il devient assistant à la mise en scène, puis participe à la direction artistique aux Kammerspielen de Munich. Il voit ses premières pièces récompensées par de nombreux prix dramatiques, tels que le prix Else Lasker-Schüler pour Poisson pour poisson (Fisch um Fisch), en 1997, le prix Nestroy du meilleur espoir, avec Push Up, en 2002, et celui de la meilleure pièce pour Visite au père (Besuch bei dem Vater), en 2009. Le dragon d’or (Der goldene Drache) est élue pièce de l’année, en 2010, par la revue Theater Heute. Schimmelpfennig a œuvré comme dramaturge et conseiller artistique à la Schaubühne de Berlin, sous la direction de Thomas Ostermeier. Il est l’un des auteurs contemporains les plus joués en Europe et les plus productifs. Ses pièces de théâtre et radiophoniques ont été présentées avec beaucoup de succès dans plus de 40 pays du monde, du Burgtheater de Vienne au Théâtre national de Tokyo.
Chez Schimmelpfennig il y a des perspectives larges dans des endroits étroits et des rêveurs éveillés qui obéissent à des lois secrètes. Ses personnages ont souvent l’air de ne pas s’entendre et lorsqu’ils s’adressent au public, ce n’est qu’en apparence, car ils restent enfermés en eux-mêmes.
Joël Beddows
Metteur en scène et conseiller dramaturgique, Joël Beddows propose depuis deux décennies des expériences artistiques où se conjuguent symbolisme, poésie et commentaire social. Que ce soit dans le champ de la création, du répertoire ou du théâtre jeune public, il cherche à remettre en question les repères et les clichés autant réels qu’esthétiques de notre existence contemporaine. En témoignent ses mises en scène des pièces Happy Days de Samuel Beckett (2010), Frères d’hiver de Michel Ouellette (2011), East of Berlin de Hannah Moscovitch (2012), Visage de feu de Marius von Mayenburg (2013), ou encore, Dom Juan de Molière (2017), Le menteur de Corneille (2018) et *le Dire de Di *de Michel Ouellette (2018). Il a assuré la direction artistique du Théâtre la Catapulte d’Ottawa (1998-2010) et, par la suite, du Théâtre français de Toronto (2016-2021). Il est aujourd’hui metteur en scène et professeur au sein du nouveau programme de conservatoire de jeu offert par le département de théâtre de l’Université d’Ottawa, dont il est l’un des principaux architectes.
Photos
  • Photo de la marquise

    Maxyme G. Delisle / Consulat