Avec
Luc BOURGEOIS
Louise CARDINAL
Martin HÉROUX
Olivier MORIN
France PARENT 

Scénographie
Olivier LANDREVILLE

Bande son
Catherine GADOUAS

Costumes
Caroline POIRIER

Lumières
Jocelyn PROULX

Assistance à la mise en scène
Claire L'HEUREUX

Crédit photo - Marie-Claude Hamel


Calendrier

Octobre

09 - 20 h
10 - 19 h
11 - 20 h
12 - 20 h
13 - 20 h

16 - 20 h
17 - 19 h + rencontre
18 - 20 h
19 - 20 h
20 - 16 h et 20 h

23 - 20 h
24 - 19 h
25 - 20 h
26 - 20 h
27 - 16 h et 20 h

30 - 20 h
31 - 19 h

Novembre

01 - 20 h
02 - 20 h
03 - 20 h


Résumé

Rome, 4 juin 1944. Nino, 8 ans, et son père parcourent la ville à pied avec un seul projet: réunir la somme qui leur permettra d’acheter un cochon vivant dérobé aux Allemands. L’argent se fait rare et l’union fait la force: un à un, des personnages étranges se joignent à la « coopérative du cochon ». Chemin faisant, ils partagent leurs histoires de guerre.

Sordides, comiques et poignantes, celles-ci s’enchevêtrent et se recoupent dans un récit fabuleux à cinq voix. Dans cette épopée moderne, entre les bombardements, les actes de résistance et les débrouillardises du marché noir, chacun devient un héros malgré lui. Les petits garçons deviennent vieux en une nuit, les mouches disent l’avenir et les barbiers ressuscitent les morts. Plus personne ne sait qui est en guerre avec qui; seuls comptent la survie, l’entraide, et l’art de raconter.

Comme plusieurs auteurs italiens contemporains, Ascanio Celestini s’intéresse à la mémoire collective transmise par la parole. Son oeuvre s’inscrit dans le courant du teatro-narrazione, dit « théâtre-récit », et se réclame de la même mission civique qui consiste à engager les citoyens à se réapproprier leur Histoire. Mais contrairement à des auteurs comme Marco Paolini qui créent un théâtre près du documentaire, Celestini laisse une place aux éléments fabuleux. Parmi les faits historiques rapportés avec rigueur s’immiscent des fragments fantastiques, des incursions de l’étrange. La parole qu’il crée est profondément humaine, car elle porte la trace de ce besoin irrépressible propre à celui qui raconte de tordre un peu la réalité pour se l’approprier.

Un spectacle intime, humain, puissant comme la voix de mille hommes qui haussent le ton à l’unisson pour dire la guerre, leur guerre.